Synthèse des évènements dans le gouvernorat de Hasakah

Gouvernorat d’al Hasakah

 

Al Hasakah (1 500 000 hab.)

Al Hasakah (1 500 000 hab.)

 

Le Gouvernorat d’al Hsakah couvre la majeure partie de ce qui est désigné comme étant le « Kurdistan Syrien ». Il est stratégiquement important pour le pays car ses sous-sols contiennent un important pourcentage de ressources pétrolières. Sa population est quant à elle est estimée à quelques 2 millions d’individus, Kurdes pour la plupart.

La capitale d’al Hsakah, al Quamishli, a connu des émeutes en 2004, après qu’un match de football chaotique se transforma en révolte anti-gouvernement. Depuis cette date, des affrontements occasionnels avec les forces de l’ordre ont eu lieu.

Jusqu’en 2011, plus de 140 000 kurdes n’ont toujours pas droit à la nationalité syrienne. Cela est dû à la position officielle du régime qui se veut panarabe.

Des manifestations et protestations anti-régime voient le jour depuis Mars 2011. Cependant, pour des raisons politiques, l’opposition kurde n’est pas en accord total avec le Conseil National Syrien (car soutenu par la Turquie entre autres). Elle comporte au total une douzaine de partis politiques dont les principaux sont l’Union Démocratique Kurde (PYD) et le Conseil National Kurde (KNC). Ces deux derniers signèrent un accord commun en Juillet 2012 avec le parrainage du président du Kurdistan irakien, Mahmoud Barazani. Cet accord concerne la coopération des partis kurdes pour la gestion administrative du « Kurdistan Syrien » sous la bannière d’un « Comité Suprême Kurde » (CSK), ainsi que la fondation d’un bras armé connu sous le nom de « Unités de Protection Populaire » (YPG : entre 4000 et 5000 hommes).

Dès lors, les milices kurdes ont pu débuter une campagne pour s’emparer d’un bon nombre de villes et localités à al Hasakah et Alep. D’autant plus que cela s’est fait en un court laps de temps, et sans rencontrer beaucoup de résistance de la part des forces du régime occupées à combattre l’ASL.

Les milices kurdes ont également installé des barrages pour contrôler les routes et administré les passages frontaliers avec le nord irakien. Elles sont déterminées à défendre leurs territoires contre toute incursion venant aussi bien de l’armée d’al Assad que de l’ASL.

Al Hasakah (188 000 hab.) : c’est ici que le « Bouazizi Syrien » (Hassan Ali Akleh) s’immola par le feu le 26 Janvier 2011, pour protester contre le gouvernement du régime.

Les manifestations qui ont suivi durant la période 2011/2012 ont été traitées avec la même violence et les mêmes moyens que ceux réservés à leurs compatriotes arabes.

Al Hasakah reste avec Kameshli les deux dernières villes à prendre, avant le contrôle total du gouvernorat par les milices kurdes.

 

Amouda (27 000 hab.) : la première ville à tomber entre les mains des milices kurdes (19 Juillet 2012).

 

Al Malikiyah (26 500 hab.) : située à 10 km de la frontière turque. Les milices kurdes y firent leur entrée le 21 Juillet, puis des accrochages eurent lieu avec les forces de sécurité le jour suivant. Le contrôle de la ville est dès lors partagé entre les deux factions. Le contrôle de la ville est dès lors partagé entre les deux factions jusqu’en Novembre lorsque le régime en est chassé.

 

Kameshli (184 000 hab.) : les forces des YPG tentent d’occuper la deuxième plus grande ville de la région en s’emparant de ses banlieues le 21 Juillet. Le 22, des accrochages avec les forces gouvernementales ont eu lieu.

Même si administrativement parlant la présence du régime reste intacte depuis Août, les forces de sécurités et les soldats restent cantonnés dans leurs casernes. Ils laissent ainsi libre court à des protestations anti-régime qu’ils avaient l’habitude de traiter avec violence.

 

Ras al Ayn (29 500 hab.) : elle est considérée comme une version miniaturisée de la Syrie multi-ethnico-religieuse. Les membres politiques et sécuritaires du régime sont obligés de s’y retirer le 22 Juillet 2012 après qu’un ultimatum leur a été donné de la part des YPG.

Le 9 novembre, l ‘ASL y fait également son entrée et l’armée la bombarde pour la première fois depuis le début de la révolution. Beaucoup y voient ici une trahison flagrante du principe sacro-saint de « protection des minorités ».

Vers la fin du mois, des accrochages entre les milices kurdes et l’ASL ont été rapportés.

Al Darbassiya (8 500) : localité frontalière qui reçut le même ultimatum que Ras al Ayn, le 22 Juillet, et qui est dès lors sous contrôle des YPG.

Al Ma’bada (16 000 hab.) : les YPG y prennent le contrôle des institutions gouvernementales le 24 Juillet 2012.

Al Qahtaniya : sous contrôle des milices kurdes depuis la fin Juillet 2012.

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