Synthèse des évènements dans le gouvernorat de Deir el Zor

Gouvernorat de Deir el Zor :

Deir el Zor (1 202 000 hab.)

Deir el Zor (1 202 000 hab.)

 

Région riche en pétrole syrien, le régime a du néanmoins en céder progressivement le contrôle au profit de l’ASL, alors que les combats violents à Alep drainent ses ressources.

Il est estimé qu’à dater du mois de Juillet 2012, près de 90% du gouvernorat a été libéré de l’emprise des troupes assadiennes.

A partir d’Août 2012, l’ASL, contrôlant les routes principales, nettoie les derniers avant-postes isolés de l’armée.

L’objectif stratégique de tout le gouvernorat reste le champ pétrolifère de l’est, avec une capacité de 200 000 barils par jour.

L’ASL vise aussi à s’emparer entièrement de l’aéroport militaire de Hamadan et du district d’al Mayadin pour assurer la domination militaire totale sur tout le gouvernorat.

Deir el Zor (212 000 hab.) : une ville sunnite appauvrie située sur la rive de l’Euphrate aux abords de la large zone aride séparant l’Irak de la Syrie.

Comme ce fut le cas de la majorité des villes syriennes qui protestèrent en Mars 2011, Deir el Zor a eu sa part des répressions perpétrées par les forces de sécurité.

Au début du mois de Ramadan 2011 (en fin Juillet), la Syrie a connu une large opération de répression des manifestations et Deir el Zor était sur la liste des villes concernées.

A la mi-Août, le nombre de morts parmi les civils atteint un pic avec 89 victimes.

Durant l’automne suivant et avec l’émergence de l’ASL, des accrochages ont lieu de temps à autres avec les loyalistes. Ainsi, vers la fin Novembre par exemple, une dizaine de soldats du régime sont abattus lors de violents affrontements aux abords de la ville.

Les protestations qui perdurèrent pendant des mois sont régulièrement dispersées par la force militaire. Cela causera la mort des dizaines de personnes en moyenne à chaque mois.

Le mois de Juin 2012 marque un tournant lorsque l’alliance entre les élites alaouites au pouvoir et les clans de la ville s’effondre, entraînant avec elle la présence gouvernementale dans la ville. Les lignes d’approvisionnement pour la présence militaire en pâtirent également.

Ces événements sont suivis par des attaques lancées par l’ASL contre des unités et l’aérodrome militaires dans la région. Elles coûteront la vie à des dizaines d’éléments parmi les forces du régime. Plusieurs véhicules militaires seront également détruits.

L’armée essayera sans succès de lancer des contre-attaques précédées de bombardements intensifs et soutenues par des unités blindées. Outre les dizaines de tués parmi la population à cause des pilonnages, l’ASL réussit à maintenir sa présence au sein de la majeure partie de la ville.

Le 13 Aout 2012, et pour la première fois depuis le début de la révolution, l’ASL réussit à abattre un chasseur bombardier de type Mig-23 au dessus de Deir el Zor. Le pilote (Colonel Farir Mohammad Suleiman) s’éjecte de son appareil et est fait prisonnier.

Mig-23 descendu en flammes

Le 4 Septembre, un important QG sécuritaire tombe entre les mains de l’ASL et les survivants des forces d’al Assad sont obligés de se replier aux trois derniers camps militaires situés à l’extérieur de la ville. Puis c’est au tour du site militaire des unités de choc « al Saeqa » de tomber le 12. Une contre-attaque du régime le 28 oblige cependant les révolutionnaires à se retirer pour quelques temps des quartiers d’al-Qosour et al-Joura, mais Rashidyia parvint à encaisser le choc.

En Octobre la situation est stable et en faveur de l’ASL qui contrôle alors 80% de la ville.

En Novembre, il ne reste que l’aéroport de Deir el Zor comme dernier rempart régional du régime,  d’où ce dernier continue à bombarder les zones urbaines.

Al Bukamal (66 500 hab.) : ville située sur la frontière irako-syrienne, mais également sur les rives de l’Euphrate. Elle sera investie en bonne partie par l’ASL en Juin 2012 ainsi que son passage frontalier avec l’Irak.

Des tentatives du régime (incluant des incursions et des bombardements) pour réaffirmer le contrôle sur al Bukamal resteront largement vaines. D’un autre coté, à partir de la mi-Août, l’ASL enchaîne les succès avec la libération de nouvelles zones urbaines (dont un centre des moukhabarat et des barrages militaires). La base militaire à partir de laquelle l’armée bombarde la ville est également prise pour cible et est occupée finalement le 24. Une semaine plus tard, c’est au tour d’un site de défense anti-aérienne de tomber aussi.

Combats à al Boukamal

Le 5 Septembre, l’aérodrome militaire de Hamadan tombe brièvement entre les mains de l’ASL après trois jours de siège et des défections internes. Celui-ci reste le dernier retranchement des troupes du régime dans le district, avant de tomber à son tour le 16 Novembre.

Al Mayadin (44 000 hab.) : cette petite ville traversée par l’Euphrate est l’objet d’une série d’attaques éclair menées par l’ASL la première semaine du mois d’Août 2012. Ces assauts aboutissent au contrôle de plusieurs sites sécuritaires et militaires ainsi qu’une bonne partie des quartiers urbains.

L’ASL fait son entrée dans un site militaire libéré à al Mayadin

Vers la fin d’Août, après plusieurs jours de combats acharnés, seul subsiste un site d’artillerie du régime sur une colline surplombant et bombardant régulièrement la ville.

Ce site tombe à son tour le 23 Novembre après vingt jours de combats, assurant ainsi la domination totale de l’ASL sur la ville et ses environs.

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