Que vive l’Armée Libre! Légitimité, stratégie et défis de la résistance armée en Syrie.

Alors que le dernier discours de Bachar Al-Assad montre sans ambigüité que le régime syrien continue dans son aveuglement, niant la réalité et l’ampleur de la contestation, et niant les revendications des syriens, il est nécessaire de faire le point sur ce qui est aujourd’hui le seul espoir d’un peuple qui continue de subir les bombardements et les exactions du régime des Assad : la résistance armée.
Personne n’est obligé de croire Bachar Al-Assad lorsqu’il affirme que « la situation s’améliore » alors que lui et les différents membres du régime se sont constamment trompés : « La Syrie restera calme » affirmait Bachar Al-Assad en janvier 2011, « Le plus dur est derrière nous » assurait Boutheyna Chaaban au début de l’été 2011, « Nous combattrons le terrorisme d’une main de fer » promettait Bachar début 2012, sans parler de la reprise du quartier de Baba Amr début mars 2012 présentée comme un tournant… Depuis le régime a dû annoncer la mort de certains hauts dirigeants de son système répressif et constater qu’il était incapable de reprendre la ville d’Alep comme annoncé bruyamment dans ses médias…

Comme le remarque très justement Gilbert Achcar (lien) :

« On ne peut parier sur l’abandon du tyran par ses unités d’élite militaires dans des pays comme la Libye ou la Syrie. Renverser pacifiquement le régime dans des pays tels que ceux-là est impossible. Les révolutions, de même que les luttes de libération nationales, ne peuvent toutes achever la victoire de façon pacifique. La stratégie ne se définit pas en fonction de ce qui serait souhaitable, mais en fonction de la nature de l’Etat. »

De fait, la Révolution syrienne, pacifique, a connu de remarquables avancées depuis qu’elle s’est dotée d’une composante armée.

On ne reviendra pas sur les conditions qui ont amené les Syriens à s’organiser et à prendre les armes contre le régime syrien.  Désorganisée, atomisée, la résistance armée avait pour objectif premier de défendre ses proches et son quartier. D’une formation locale, elle s’est regroupée petit à petit en unités formées d’hommes qui se connaissent pour assoir sa présence au niveau de la ville où elle se trouve.

Ainsi, la résistance armée bénéficie de la légitimité populaire, d’où elle est issue. Les premiers défectionnaires étaient, d’ailleurs, souvent originaires des villes les plus durement touchées par la répression. Deera, Homs, Rastan, Idleb, Abline…

A-t-on idée de la logistique nécessaire pour aider les résistants armés dans leurs tâches quotidiennes ? La nourriture des résistants, leur fourniture en armes et en moyens de communications, les soins à apporter à leurs blessures… autant de tâches qui incombent à une société qui s’est dédoublée. Le régime syrien aime à rappeler que « s’il n’avait pas de soutien populaire, il n’aurait pas tenu aussi longtemps ». En réalité, si les résistants armés n’avaient pas de soutien populaire, c’est eux qui n’auraient pas pu continuer à exister… et à agrandir leur base. Le soutien populaire, c’est même quasiment le seul réel actif que possèdent les révolutionnaires. Pas de casernes, pas de tanks, pas de soutiens étrangers en armes, pas de contrôle sur l’ensemble des institutions syriennes, pas d’accès  aux impôts des syriens…

Ceci est particulièrement vrai à Damas, où les résistants armés ne se risquent pas à affronter le régime de face, mais cherchent à liquider des dirigeants de l’armée et des moukhabarat…avant de rentrer se fondre dans la population à laquelle ils appartiennent.

Les Syriens ont rapidement compris que le régime pourrait tenir longtemps avec l’aide de ses alliés indéfectibles (Iran et Hezbollah libanais) et quasi-indéfectible (Russie). Ce n’est pas une révolution contre un régime mais contre des régimes.

Il ne suffit pas de résister héroïquement, il faut frapper le régime en son cœur. Mais, avec les moyens limités dont disposent les Syriens, la tâche s’annonce pour le moins difficile.
La première étape fut d’organiser l’ASL à l’échelle nationale (lien). Les opérations des résistants armés, en plus de répondre à des stratégies locales devaient donc également répondre à une stratégie nationale.
Fort de cette coordination, la seconde étape fut de constituer la « zone tampon » que la communauté internationale a sans cesse refusé pour diverses raisons, aucune n’étant réellement acceptable. Sans surprise, c’est le nord de la Syrie qui a été choisi D’une part, la Turquie est le seul pays qui offre l’accès à une base arrière, essentielle pour évacuer et soigner les blessés, mais également pour faire entrer des armes. D’autre part, le nord de la Syrie contient la ville d’Alep, capitale économique du pays, et qui serait une perte considérable pour le régime syrien, au contraire des autres villes syriennes, Damas exclue.

« Idleb (au Nord) ne réclame pas de zone d’exclusion aérienne…Elle va l’instaurer! »

L’ASL a par conséquent constitué un unique bataillon chargé d’investir la ville d’Alep connu sous le nom de la Division de l’Unité ( Liwa’ al Tawhid). Et afin d’assurer la réussite de l’opération, et comme démonstration de la nouvelle structure nationale en place, l’opération  » Volcan de Damas » fut lancée mi- juillet 2012. Il s’agissait à la fois de frapper le régime au plus haut niveau, lors d’une opération sans nul doute préparée de longue date -et qui fut un succès absolu-, mais aussi de faire diversion en feignant une opération d’envergure contre les positions du régime à Damas. Les déclarations tonitruantes affirmant la fin imminente du pouvoir et la prise de Damas par les révolutionnaires n’avaient d’autres buts que de permettre à l’ASL de prendre la ville d’Alep à moindres efforts. Du jour au lendemain, l’ASL occupe la grande partie du terrain aleppin alors que l’ASL à Damas se replie pour reprendre sa stratégie habituelle d’éliminations ciblées des têtes du régime (lien).
La prise des postes frontières avec la Turquie devait  assurer le contrôle des routes jusqu’à Alep pour y acheminer des armes et munitions. De très nombreux journalistes, interdits d’entrée sur le territoire syrien par le pouvoir en place, ont pu se rendre dans le nord de la Syrie, sous la protection de l’ASL, confirmant que si quelqu’un avait quelque chose à cacher, c’est bien le pouvoir des Assad, et non pas l’ASL ou les révolutionnaires.

Un défi technique.

A ce stade de la bataille, l’armée syrienne n’est pas prête de reprendre la ville d’Alep, pas plus qu’elle n’a été capable de reprendre la ville de Homs. En fait, les forces loyalistes ne peuvent structurellement pas gagner la guerre asymétrique engagée. Pour faire face à la vague de défections qui touche l’armée, le régime a changé de stratégie début 2012. Il ne fallait plus donner d’opportunités de fuite aux nombreux soldats qui n’attendaient que cela pour, souvent, rejoindre l’ASL. Déjà, des unités entières sont gardées prisonnières dans leurs casernes. Dit autrement, il vaut mieux pour le régime de ne point s’en servir plutôt que d’alimenter le système de vases communicants entre les deux armées, loyaliste et libre : Chaque fois que des soldats de l’armée régulière sont engagés au sol, une partie d’entre eux est siphonnée par l’armée libre.
Il s’agissait dès lors de bombarder les quartiers qui accueillaient l’ASL (pour en punir les habitants) et de les isoler de l’extérieur. Cette stratégie a connu un tournant majeur à Alep avec l’utilisation systématique de l’aviation syrienne. Le régime syrien n’a que faire des dégâts matériels et humains que peuvent occasionner de tels pilonnages aveugles. N’avait-il pas, de toute façon, prévenu qu’il fallait se soumettre à « Al-Assad, ou on brûle le pays » ?.

« Al-Assad ou on brûle le pays »

Et quand le régime lance un assaut terrestre à Baba Amr (après près d’un mois de bombardements inouïs), il envoie la quatrième division de Maher Al-Assad, la plus loyaliste. Mais les quelques éléments loyaux ne peuvent suffire au pouvoir syrien pour contrôler entièrement le pays. De plus, l’armée syrienne est vue comme une armée d’occupation dans quasiment tous les quartiers qu’elle réussit à récupérer… Il lui suffit de se désengager d’une ou deux rues pour que celles ci retombent immédiatement dans les mains de l’ASL. On voit mal, dans ces conditions, comment le régime peut reprendre le contrôle du pays.

Pour toutes ces raisons, il ne fait aucun doute que les révolutionnaires ont déjà gagné la bataille. La stratégie d’élimination des décideurs à Damas (avec l’aide des nombreux Syriens favorables à la Révolution à l’intérieur même du régime) devrait continuer à porter ses fruits… ou plus précisément à en faire tomber les vers. Reste à trouver une solution à l’interdiction américaine de faire entrer des armes de Turquie, et notamment des armes anti-aérienne. Au jour d’aujourd’hui, le principal problème que doit régler l’ASL est bien celui de l’aviation syrienne.

Avec un soutien populaire extrêmement important, un moral au plus haut, des avancées difficiles mais régulières, des effectifs qui continuent de s’élargir et de profiter des défections, des Syriens pro-révolution encore dans le régime pour les renseigner sur ce dernier, un avantage indéniable au sol… réussir à rééquilibrer les forces d’un point de vue technique (notamment contre l’aviation) constituerait un véritable tournant en faveur de l’ASL. Quand on voit tout ce que l’ASl a accomplit avec principalement des Kalachnikovs et des RPG volés au régime, on devine aisément ce que deviendrait le nouveau rapport de forces si le défi technique est résolu. Parallèlement à cela, il faudra définitivement régler le défi éthique qui s’impose.

Un défi éthique

Une série de vidéos ont été assez largement médiatisés ces dernières semaines, montrant des actes pour le moins horribles de la part des « rebelles ». Avant d’aller plus loin dans la critique, il convient de faire une série de remarques, toutes essentielles.

1- Avant d’imputer la responsabilité de crimes ou de tortures commis à l’ASl, la plus grande vigilance doit être de mise concernant des vidéos qui sont potentiellement des manipulations du régime. Ce dernier a prouvé que la falsification et la manipulation sont pour lui deux armes qu’il utilise depuis le début de la Révolution.
Ainsi en est-il d’un homme égorgé sur fond d' »Allahou Akbar » censés être une signature des « rebelles ». En réalité, c’est un civil (pas forcément pro-révolution) qui, après avoir été torturé par des chabihas, est utilisé à des fins de propagande mensongère. L’analyse de la vidéo fera l’objet d’un article à part.

2- Certains actes de vengeance sont le fait de civils et non pas de l’ASL. Ainsi en est-il des membres du régime jetés du haut de la poste de la ville d’Al-Bab. Les images sont révoltantes. Mais avant de porter la moindre condamnation, il convient de se renseigner sur les circonstances amenant à cet acte de vengeance collectif de simples citoyens et qui sont donnés par un témoin direct dans ce tweet (lien):

Ce qui s’est passé à Al-Bab

Ces circonstances ont très certainement épuisé la patience d’une partie de la population qui se sent délaissée de tous, et qui constate qu’il est aujourd’hui possible pour un régime de bombarder sa propre population dans le silence international le plus complice.
Loin de nous l’idée de justifier ces actes -ils ne le sont pas, même dans le cas des chabihas et autres criminels- mais pourquoi déplorer les conséquences inévitables quand rien n’est fait pour agir sur les causes de ceux-ci? Autrement dit, il se trouvera toujours, au niveau d’une population de plusieurs millions d’individus, après plus d’un an de provocations et de crimes d’un régime sans foi ni loi qui n’hésite pas à user de ses chars et son aviation; il se trouvera toujours des hommes qui exprimeront leur désir de vengeance dans sa forme la plus brute. C’est anthropologique. On ne peut que le déplorer. En fait, que rien de tel ne se soit produit avant relève presque du miracle et en dit long sur la noblesse de l’écrasante majorité des révolutionnaires.

3- Une fois les vraies fausses vidéos exclues, ainsi que ce qui relève des rares actes de vengeance de civils (qui n’ont de toute façon que très rarement l’occasion de s’en prendre aux forces du régime), il reste les actes condamnables de l’opposition armée. Les vidéos et témoignages faisant état de tortures ne sont pas récents et datent d’au moins décembre 2011. Ces vidéos montrent des chabihas ou des informateurs dans des situations dégradantes, et ayant reçus de sévères coups.

Ceux qui postent les vidéos ne s’en cachent pas et avaient même pour but de répandre la peur chez les chabihas et les informateurs. Le message se devait être clair, raison pour laquelle ledit message était explicitement formulé dans quasiment toutes les vidéos : il n’est désormais plus possible de s’en prendre aux civils sans risques d’en subir les contrecoups.

La présence de défectionnaires (des anciens du régime donc) au sein de l’ASL n’était pas pour adoucir la punition : le moins que l’on puisse dire est qu’ils ont été formés à bonne école. « Certains réflexes sont difficiles à changer » témoignent des combattants. Quant aux militaires, la plupart ont le choix entre rejoindre l’ASL, ou, en général, rejoindre les chabihas pour servir de monnaie d’échange. Sinon ils sont tués.
On ne feignera pas ici d’être de ceux qui s’alarmeront du sort d’hommes qui ont du sang sur les mains, qui prenaient un malsain plaisir à écraser le cou de Syriens (pratique extrêmement répandue), avant de leur infliger des techniques de torture plus élaborées…alors que le régime continue dans ses crimes et ses massacres de civils( dernier en date : Daraya).
En revanche, nous joignons notre voix à celle des révolutionnaires syriens qui demandent que l’ASL ne s’abaisse pas au niveau du régime. Evidemment, il n’est pas question de mettre sur le même plan les exactions du régime et ceux de la rébellion, ni dans leur nature, ni dans leur ampleur. Et encore moins dans la cible des uns (civils, manifestants pacifiques, femmes et enfants) et des autres (chabihas et membres du régime). Mais il s’agit de prévenir toute dérive à sa naissance.

Entre les objectifs de l’ASL d’hier -protéger les manifestants pacifiques-, son ambition d’aujourd’hui -renverser le régime des Assad pour faire cesser les massacres- et sa promesse pour demain -assurer la sécurité du pays dans l’après Assad-, il est des différences de finalité qui imposent une éthique de plus en plus exigeante.

Il est possible de comprendre ceux qui, pour protéger les manifestants, considéraient que lorsque leur survie est en jeu face à un agresseur mieux équipé, la fin justifie les moyens. Les révolutionnaires admettent déjà moins volontiers de l’ASL qu’elle use des méthodes qui, bien qu’incomparables dans leur ampleur et leur nature, font penser au régime qu’ils essaient de faire tomber. Il n’est pas question ici de rassurer un Occident qui exprime ses « craintes » pour mieux justifier son inaction; ni de répondre aux alliés du régime, toujours prêt à condamner les actes des révolutionnaires pour mieux ignorer ceux du pouvoir qu’ils aident militairement et financièrement. Non, il est question de rester en phase avec le peuple syrien d’où l’ASL tire sa légitimité. Mais également de respecter les principes moraux et religieux.

« Il ne suffit pas d’appeler les brigades de l’Armée Libre par le nom des Compagnons (du Prophète de l’Islam) … Mais il faut également en adopter le comportement » — Alep

Finalement, et c’est certainement le point le plus important, si l’Armée Syrienne Libre entend réellement être l’armée du peuple, celle qui évitera au pays de tomber dans le chaos, alors elle se doit de se comporter dès à présent comme une vraie armée dotée d’une éthique à la hauteur de ses ambitions. D’où l’urgence d’une armée structurée et hiérarchisée capable d’imposer son commandement.

La question de l’éthique faisant quasiment l’unanimité au sein de l’ASL et des révolutionnaires, la réelle question est celle de son application…et des mesures prises pour s’en assurer.

Qu’il nous soit permit de paraphraser Rabelais et de dire qu’avec les bombardements par ses chars et son aviation, l’armée des Assad a pour sa part montré que si science sans conscience n’est que ruine de l’âme, alors technique sans éthique n’est que ruine de l’homme. C’est pourquoi l’ASL doit d’autant plus s’imposer une éthique exigeante qu’elle relèvera le défi technique lui permettant de faire tomber le régime.

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5 commentaires pour Que vive l’Armée Libre! Légitimité, stratégie et défis de la résistance armée en Syrie.

  1. Arnulf Irène dit :

    Les comités locaux de coordination n’avaient -ils pas fait signer cet été aux représentants de différents bataillons de l’ASL un engagement à respecter les conventions de Genève?

  2. yfen dit :

    Bien vu Syrieux! Surtout les déclarations du régime. Tu lis dans mes pensées. Chaque fois que le régime « rassure » il s’en prend plin la figure quelques temps après.
    Et depuis la fameuse phrase « la crise est déjà derrière nous » il y a plus d’un an on voit bien comment ils ont pu « gérer » depuis. 😀

    Cependant il y a quelques remarques et points à ajouter :

    Liwa’a al Tawhid : Brigade de l’Unicité et non Division/Bataillon de l’Unité.
    Division : Fer9a
    Brigade : Liwa’a
    Bataillon : Katiba

    Pour un aperçu sur la bataille d’Alep voir les chroniques de Pierre Piccinin. On y voit à quelle fin sont utilisés les chars les hélicos et autres mercenaires du régime, la situation de L’ASL, les civils, etc. :

    1 – http://www.pierrepiccinin.eu/article-syrie-chroniques-de-la-revolution-syrienne-i-108821093.html

    2 – http://www.pierrepiccinin.eu/article-syrie-chroniques-de-la-revolution-syrienne-ii-vi-108854922.html

    3 – http://www.pierrepiccinin.eu/article-syrie-chroniques-de-la-revolution-syrienne-iii-vi-108877038.html

    4 – http://www.pierrepiccinin.eu/article-syrie-chroniques-de-la-revolution-syrienne-iv-vi-108888662.html

    5 – http://www.pierrepiccinin.eu/article-syrie-chroniques-de-la-revolution-syrienne-v-vi-108939589.html

    6 – http://www.pierrepiccinin.eu/article-syrie-chroniques-de-la-revolution-syrienne-vi-vi-108964386.html

    7 – http://www.lesoir.be/actualite/monde/2012-08-24/chroniques-de-la-revolution-syrienne-xii-sous-un-dechainement-de-bombes-l-armee-syrienne-progresse-a-alep-933862.php

    8 – http://www.lesoir.be/actualite/monde/2012-08-17/carnets-les-rebelles-pris-en-tenaille-a-alep-932606.php

    9 – http://www.lesoir.be/actualite/monde/2012-08-21/carnets-les-mouches-se-sont-emparees-d-alep-933268.php

    10 – http://www.lesoir.be/actualite/monde/2012-08-22/nous-sommes-le-bouclier-de-dieu-933475.php

    11 – http://www.lesoir.be/actualite/monde/2012-08-23/chroniques-de-la-revolution-syrienne-xi-sur-le-trottoir-les-cadavres-s-entassaient-933687.php

    12 – http://www.lesoir.be/actualite/monde/2012-08-24/chroniques-de-la-revolution-syrienne-xii-sous-un-dechainement-de-bombes-l-armee-syrienne-progresse-a-alep-933862.php

    13 – http://www.lesoir.be/actualite/monde/2012-08-26/chroniques-de-la-revolution-syrienne-l-abandon-934170.php

    Pour l’arsenal utilisé par le régime on trouve fréquemment :

    – Des chars T54/T55/T62 vites dépassés dès les premiers mois de combats car vulnérables aux RPG7 des révolutionnaires.

    – Des Chars de combat T72 (et récemment quelques T80 aussi) dont certains doté de blindage réactif face aux roquettes « HEAT » des RPG (T72-S).

    – Des véhicules de combat d’infanterie BMP-1 & BMP-2 vulnérables aux RPG.

    – Des ZSU-23-4 Shilka. Véhicules mécanisés avec canons anti-aériens utiles également pour le combat contre l’infanterie.

    – Des véhicules blindés de transport/reconnaissance BTR-60 et BRDM dont le régime se sert très peu vu leur vulnérabilité face aux tirs de mitrailleuse lourde (12,7mm, 14mm et plus).

    – Sans oublier l’Artillerie lourde D-30, roquettes Grad-BM21, mortier 120mm, Artillerie auto-tractée (2S1 Gvozdika), …


    Pour l’aviation :

    – Des hélicoptères de combat/transport Mil 8

    – Des hélicoptères de combat lourds Mil24/25

    – Des avions d’attaque au sol légers L39.

    – Des chasseurs Mig 21/23.

    – Avec apparitions occasionnelles de Migs 29 et Sukhoi 24 qui ont précédé les bombardements les plus ravageurs (comme à Azaz).Ces avions en plus des autres utilisent des bombes thermiques russes, bombes à fragmentation, roquettes antipersonnel (shrapnels), …

    Pour les révolutionnaires il y a en majeure partie l’arsenal pris au régime comprenant

    – Les fameux AK47/AKM et RPG7
    – PKMS (mitrailleuse moyenne) et RPK
    – Mitrailleuses lourdes DShK (« Doshka ») montées sur divers véhicules.
    – Des canons anti-aériens ZU-23-2, ZPU, … montés parfois sur des véhicules utilitaires civils.
    – Des chars (T62, T72, …) et autres véhicules de combat (Shilka, BMP, …) généralement utilisés dans des positions défensives fixes à cause du manque cruel de logistique et de couverture aérienne.

    Au marché noir il y a aussi l’acquisition en Turquie généralement de quelques fusils d’assaut G3 et FN-FAL, des fusils à lunette (plus rares encore) mais avec la grande difficulté de se procurer des munitions.

    Voilà! Je pense avoir fait un peu le tour de la question.

    PS : si tu pouvais me faire un peu d’espace pour que ce commentaire remonte un peu plus haut et soit plus visible que d’autres… Ou bien carrément ajouter à l’article
    😉

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